Bronchiolite : à côté des gestes simples, des traitements préventifs efficaces

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Source : canva

Chaque hiver, la bronchiolite touche les nouveau-nés et les nourrissons.
Le points sur la bronchiolite, les modes de transmission, les symptômes, les gestes barrières pour prévenir la maladie, les traitements préventifs.

En France, 2 à 3% des nourrissons de moins d’un an sont hospitalisés chaque année pour une bronchiolite sévère, soit environ 45 000 hospitalisations. La majorité des enfants hospitalisés sont des nourrissons de moins de 6 mois sans facteur de risque.
Il est possible de réduire les risques de contamination en appliquant les mesures barrières, des traitements préventifs efficaces étant disponibles depuis la rentrée 2024.

La bronchiolite est une infection respiratoire des petites bronches due au virus respiratoire syncytial (VRS), un virus très répandu et très contagieux.

Cette épidémie saisonnière débute généralement mi-octobre et se termine à la fin de l’hiver avec un pic durant le mois de décembre.

30% des enfants de moins de 2 ans sont affectés par la bronchiolite chaque année. Dans la très grande majorité des cas, la bronchiolite est bénigne et évolue de manière favorable, spontanément. Dans de rares cas, la bronchiolite nécessite une hospitalisation, voire une admission en réanimation. Les décès imputables à la bronchiolite aigüe sont rares (inférieurs à 1 %).

Les adultes et les grands enfants qui sont porteurs du VRS n’ont habituellement aucun signe ou ont un simple rhume.

Ainsi, beaucoup de personnes transportent le virus et sont contagieuses sans le savoir.

Le virus se transmet facilement d’une personne à une autre par la salive, la toux et les éternuements.

Le virus peut rester sur les mains et les objets (comme sur les jouets, les tétines, les “doudous”).

La bronchiolite débute par un simple rhume (nez bouché ou qui coule) et l’enfant tousse un peu. Puis, la toux est plus fréquente, la respiration peut devenir sifflante.

L’enfant peut être gêné pour respirer et avoir du mal à manger et à dormir. Il peut avoir de la fièvre.

Dans la majorité des cas, la bronchiolite guérit spontanément au bout de 5 à 10 jours mais la toux peut persister pendant 2 à 4 semaines.

L’hospitalisation est très rarement indiquée, les parents sont invités à consulter en priorité leur médecin traitant.

Les parents, les frères et les sœurs, et tout l’entourage proche du bébé peuvent diminuer la transmission du virus à l’origine de la bronchiolite en respectant des gestes simples en présence du bébé :

  •  Se laver les mains avant et après chaque change, tétée, repas ou câlin ;
  • Aérer régulièrement l’ensemble du logement ;
  • Porter un masque en cas de rhume, toux ou fièvre ;
  • Eviter d’emmener son enfant dans les endroits publics confinés ;
  • Ne pas partager ses biberons, sucettes ou couverts non lavés ;
  • Ne pas fumer à côté des bébés et des enfants.

L’immunisation du nourrisson par anticorps monoclonaux et la vaccination maternelle sont deux stratégies alternatives.

Les deux traitements préventifs, Beyfortus® et Synagis®, qui sont des anticorps monoclonaux, proposés aux nouveau-nés sous forme d’injection, sont de nouveau disponibles cette année : 

  • Beyfortus®, mis à disposition en France pour la première fois en 2023, est destiné aux nourrissons de moins d’un an, y compris aux nouveau-nés. L’an dernier, la campagne d’immunisation Beyfortus® a montré des signes très positifs avec une adhésion des parents de plus de 80 %, et a permis d’éviter 5 800 hospitalisations pour bronchiolite à VRS selon les travaux de modélisation de Santé publique France et de l’Institut Pasteur. Cette année, deux fois plus de doses seront disponibles (à l’hôpital et en pharmacie). 
  • Synagis®, quant à lui, est indiqué chez certains enfants prématurés et chez les nourrissons à haut risque (chez les enfants porteurs d’une malformation cardiaque ou pulmonaire, en fonction de l’avis des spécialistes qui les suivent). 

La vaccination au moyen du vaccin Abrysvo® permet aux parents de choisir une stratégie qui repose sur une injection à la mère pendant sa grossesse, et non pas au nouveau-né. Cette solution de vaccination vient ainsi compléter l’éventail des traitements préventifs qui étaient déjà disponibles. Injecté entre la fin du septième mois et la fin du huitième mois de grossesse, le vaccin Abrysvo® permet à la femme enceinte de fabriquer des anticorps qu’elle transmet à son enfant à travers le placenta. Grâce à cette vaccination de la mère, le nourrisson est ainsi protégé dès sa naissance et jusqu’à l’âge de 6 mois contre le VRS.